قصة جحا وسر الجار البخيل بالفرنسية
L’histoire de Juha et le secret du voisin avare
Il était une fois un homme très connu dans les villages d’Orient, appelé Juha. On racontait qu’il était à la fois sage et un peu fou, pauvre mais toujours satisfait, simple mais plus intelligent que les savants.
Un jour, dans son village, vivait un voisin extrêmement avare. Cet homme riche possédait des sacs d’or, des coffres remplis d’argent, et plusieurs maisons. Pourtant, il ne partageait jamais rien avec personne. Il se méfiait de tout le monde et passait son temps à compter ses pièces.
Juha observait souvent son voisin par la fenêtre. Il remarquait qu’à chaque fois que quelqu’un frappait à la porte du riche, celui-ci prétendait être absent.
Un soir, le voisin avare vint frapper à la porte de Juha.
— Juha, dit-il d’une voix inquiète, je pars en voyage pour quelques jours. Peux-tu garder ce sac pour moi ?
Juha regarda le sac. Il était lourd, très lourd.
— Bien sûr, répondit-il calmement. Mais dis-moi, qu’y a-t-il dedans ?
— Oh… rien d’important, juste des vieux vêtements, répondit le voisin en évitant son regard.
Juha sourit légèrement mais ne posa pas plus de questions.
Les jours passèrent. Juha, curieux, secoua légèrement le sac et entendit le bruit clair des pièces d’or. Il comprit immédiatement que son voisin lui avait menti.
Quand le riche revint de voyage, il demanda son sac avec impatience.
Juha le lui rendit tranquillement.
Le voisin ouvrit le sac et trouva tout intact. Surpris, il demanda :
— Tu n’as pas regardé à l’intérieur ?
Juha répondit :
— Pourquoi aurais-je regardé ? Tu m’as dit que ce n’étaient que de vieux vêtements. Et je respecte toujours la parole des gens honnêtes.
Le voisin rougit de honte. Il comprit que Juha savait la vérité. À partir de ce jour, il commença à changer. Il devint moins avare et plus généreux avec les habitants du village.
Mais Juha, en riant, murmura :
— Parfois, la meilleure leçon n’est pas donnée avec des cris, mais avec un miroir.
Et ainsi, comme toujours, Juha donna une leçon sans jamais accuser directement.
الترجمة العربية
كان يا ما كان رجل مشهور في قرى الشرق يُدعى جحا. كان الناس يقولون إنه حكيم ومجنون في آنٍ واحد، فقير لكنه راضٍ دائمًا، بسيط لكنه أذكى من العلماء.
في يوم من الأيام، كان في قريته جار شديد البخل. كان هذا الرجل غنيًا يملك أكياسًا من الذهب وصناديق مليئة بالمال وعدة بيوت، لكنه لم يكن يشارك أحدًا شيئًا، وكان يقضي وقته في عد نقوده.
كان جحا يراقبه من نافذته، ولاحظ أنه كلما طرق أحد بابه ادّعى أنه غير موجود.
ذات مساء، طرق الجار البخيل باب جحا.
نظر جحا إلى الكيس، وكان ثقيلًا جدًا.
ابتسم جحا دون أن يسأل أكثر.
مرت الأيام، فهزّ جحا الكيس قليلًا فسمع صوت العملات الذهبية، فعرف أن جاره قد كذب عليه.
عندما عاد الجار، طلب كيسه بسرعة. أعاده له جحا بهدوء.
احمرّ وجه الجار خجلًا، وفهم أن جحا كشف أمره دون أن يفضحه. ومنذ ذلك اليوم بدأ يتغير ويصبح أقل بخلًا وأكثر كرمًا.
وهكذا، كعادته، أعطى جحا درسًا دون أن يتهم أحدًا مباشرةً.
.png)